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3.2
Le choix de la Provenance
Les peuplements
contrôlés
(étiquette bleue). Des plants obtenus à partir de graines récoltées sur
ces peuplements
ont été introduits dans des essais comparatifs avec des provenances de
l’aire
naturelle. Les peuplements ayant montré une supériorité pour un ou
plusieurs
caractères dans un ou plusieurs sites expérimentaux ont été admis dans
la
catégorie. Les peuplements contrôlés sont pour la plupart situés dans
les monts
du Beaujolais.
Les peuplements
classés
(étiquette verte): Ils ont été sélectionnés sur des caractères
extérieurs comme
par exemple la rectitude du fût, la finesse de la branchaison. Ils sont
regroupés en régions de provenance. Les graines récoltées
dans le
cadre de dérogation (étiquette jaune). Ce sont des graines importées
qui, pour
l’essentiel, proviennent des Etats-Unis. Le territoire américain a été
découpé
en zones de récoltes. 3.3
La préparation du sol
La préparation du
terrain a une
importance capitale : elle conditionne souvent la réussite
d’une
plantation de douglas en influant sur les conditions de plantation et
donc la
reprise des plants, leur croissance ultérieure, la fréquence et la
nature des
entretiens futurs. Les techniques de préparation du terrain vont
évidemment
dépendre des rémanents, de la nature de la végétation en place avant
les
travaux, des caractéristiques du sol.
Aujourd’hui,
les souches et cépées sont arrachées soit au bull soit à la pelle
mécanique
puis sont mises en andins. Les andains correspondent toujours à une
perte de
place et ils gênent les travaux d’entretien ultérieurs, d’autant plus
que les
lignes de bordure sont concurrencées par une végétation souvent
luxuriante qui
tire parti de la terre végétale accumulée dans l’andain. Le dessouchage
n’est
pas une solution idéale.
Andainage à la pelle mécanique
Le
travail du sol a des avantages : développement racinaire,
économie d’eau,
enfouissement de la fertilisation. Pour cela il faut labourer le sol ou
le
sous-soler. Le labour se fait à l’aide de charrues forestières. La
profondeur
de travail des charrues à socs est de l’ordre de 30 Cm. Le labour est
parfois
réalisé en bandes, ce qui permet une légère économie. Sur le plan
technique,
les dérayures peuvent favoriser le drainage, mais la présence de la
bande non
labourée limite le développement des racines : les résultats
du labour en
bande sur la croissance des douglas sont toujours inférieurs à ceux
obtenus
avec la labour en plein. La présence de dérayures, qui persisteront
pendant
toute la vie du peuplement peuvent gêner les entretiens et travaux
futurs. La
végétation est rapide, elle va coloniser les bandes non labourées. Le
graphique
qui suit montre le développement des racines après un labour (donner en
mm). 3.4
Choix de la densité
Ce choix est
fondamental, car
il va conditionner toute la sylviculture qui va suivre. Les densités élevées
(plus de
2000 plants par Ha) ont été pratiquées dans les années 1950/60, car on
ne
connaissait pas grand-chose de l’espèce. Les inconvénients outre le
coût élevé
des plantations, étaient la production d’arbres filiformes (problème de
chablis
Plantation de douglas A l’opposé, on connaît
les
inconvénients de densités vraiment très faibles (moins de 800 plants
par Ha).
Le propriétaire sera contraint de prolonger les entretiens, une perte
de
production, une branchaison importante.
On peux résumer la
densité de
plantation comme suit.
On peut appliquer le
tableaux
suivent selon la sylviculture que l’on a appliquée. ![]() ![]()
3.5
Epoque de plantation
Le
choix de l’époque de plantation de douglas fait encore aujourd’hui
débat. Il y
a deux époques de plantation : au début de l’automne, et au
début du
printemps. En automne, les racines des plants sont encore actives, le
sol est
encore chaud et les racines pourront se développer en hiver. Les plants
installés avant la saison morte repartiront plus rapidement dès les premier rayons de soleil.
Mais
il faut rester prudent car il y a un risque de déchaussement du plant
en hiver
surtout s’il s’agit de petits Plançons.
Petit
Douglas 3.6
Les entretiens de la plantation
Comme
on le sait, le douglas est une essence de lumière, très sensible à la
concurrence. Si l’entretien est négligé on obtiendra inévitablement des
plants
filiformes qui, s’ils sont dégagés brutalement ne tiendront plus debout.
Les
dégagements peuvent être réalisés mécaniquement
ou manuellement. Ils débutent dès que les
douglas ont passés leur
premier été en forêt. Le nombre et la périodicité des dégagements
dépendent de la
végétation adventive présente sur la parcelle. On peut estimer en faire
entre 1
à 3. Les dégagements mécaniques consistent à suivre les lignes. Entre
chaque
plant il reste donc de la végétation. Pour effectuer un Ha en
dégagement
mécanique il faut compter 4 heures et manuellement il faut environ 40
heures.
Les
nettoiements sont effectués au stade de gaulis à la tronçonneuse. Ils
consistent à couper toute la végétation ligneuse adventive. Par exemple
on
coupe les rejets de châtaignier ou bien encore les frênes.
La
taille de formation est réalisée sur les arbres d’avenir. La taille de
formation sur le douglas consiste à couper s’il y a lieu les doubles
têtes. 3.7
L’élagage
L’élagage artificiel
est une
technique qui entre à grands pas dans les préoccupations des
sylviculteurs.
Pendant longtemps, ceux-ci ont cru que les branches mortes tomberaient
d’elle-même. Il s’avère que c’est vrai mais à long terme. Il n’y a
qu’une
solution pour éviter la formation de nœuds noirs : couper les
branches. En théorie, il faut
donc
intervenir en élagage alors que le diamètre est encore très
réduit (ainsi
pour le débouché déroulage par exemple). On pourra commencer à élaguer
dès que
le diamètre à 1,30 M atteint 10 à 12 Cm. On élaguera de préférence en
saison
morte. On peut élaguer tous
les arbres
à la hauteur de 2 mètres cela permettra une circulation plus aisée dans
son
peuplement. Mais il ne faut pas élaguer la ligne sur laquelle va passer
la
systématique (une ligne sur 5 ; ou
1 ligne sur
3). On peut ensuite élaguer les arbres à 6 mètres à la hauteur de 200
tiges par
Ha. Le prix pour un élagage à 2 M est de 0,60 € et de 3 € pour 6 M. 3.8 Les dégâtsD’une manière
générale, le
douglas est peu affecté par les maladies. Le champignon que l’on
rencontre le
plus souvent, est sans aucun doute la rouille suisse. Ce champignon
provoque
une décoloration, puis un brunissement, enfin une chute des aiguilles.
Il est
facilement décelable par la présence à la face inférieure des
aiguilles. Elle
touche surtout des arbres affaiblis, installés dans des conditions
difficiles,
en station limite. Si la cause est une mauvaise nutrition, la
fertilisation
peut être la solution. L’abroutissement
dû au cerf et chevreuil se
traduit par des blessures infligées aux tiges. Dans ce cas, l’écorce
est prélevée
pour être consommée par les animaux. On peut pour se protéger mettre du
répulsif au mois de mars de type Fegol.
Abroutissement de petit Douglas L’armillaire est un
champignon
qui s’attaque aux racines des arbres ; les aiguilles
jaunissent puis se
dessèchent. Le champignon est décelable par la présence au niveau du
collet
d’un mycélium blanc. Sur le douglas il ne touche que les arbres
affaiblis. Le forme se rencontre
aussi sur le douglas où
il provoque des altérations sous la forme de début de pourriture du
cœur. Lors
des éclaircies on doit traiter les souches coupées avec de l’urée. Le douglas est
également
sensible au vent si sa sylviculture n’est pas bonne comme nous l’avons
vu dans
le paragraphe 36.
4.1
La première éclaircie
Pour savoir quand
intervenir il
faut raisonner selon deux points : le pourcentage de fermeture
du
peuplement et la hauteur dominante du peuplement. Ce dernier point
varie selon
la station et la fertilité du sol. Si l’on a une faible densité de
plantation
(700 à 900 tiges/Ha). De manière générale,
le douglas
à été planté 3X3 mètres et il reste avant la première éclaircie entre
900 à
1000 tiges par Ha. Pour ce type de peuplement il faut intervenir
nettement plus
tôt que pour ceux à faible densité, en moyenne entre 14 et 16 mètres. Le choix de
l’intervalle de
cloisonnement sera fonction du peuplement. Si l’on est en présence d’un
peuplement stable, de hauteur et de diamètre régulier, on a tout
intérêt à
pratiquer un cloisonnement une ligne sur trois. Mais si le peuplement
n’est pas
stable il faut faire une ligne sur cinq. 4.2
La deuxième éclaircie
Dans beaucoup de cas,
c’est
l’éclaircie intermédiaire, on va approcher les 400 tiges pas Ha. On va
intervenir autour d’un facteur d’espacement de 23%. 4.3
La troisième éclaircie
Pour cette éclaircie on va approcher les 250
tiges (peuplement final). Elle se fait quand les arbres ont une hauteur
de 28
mètres. 5. Bûcheronnage et Cubage5.1
Le bûcheronnage
Les grands espacements
permettent le passage d’une grue et d’une tête de bûcheronnage de forte
capacité sans risque de blessures pour les arbres restants. Par contre,
en cas
d’éclaircie sélective avec cloisonnement, la grande distance entre
lignes
impose rapidement des grues de longue portée (au moins 6 mètres). Pour
se qui
est du diamètre abattable les machines peuvent couper les diamètres de
70 cm.
Mais il faut savoir que ces grosses machines ne sont pas adaptées au
travail en
éclaircie. Elles sont trop larges. Pour permettre de soulever un
douglas de 25
cm de diamètre à 1,30 mètres pèse environ 500 kg. Pour le manipuler une
telle
masse, la machine de bûcheronnage a besoin d’un bras ou d’une grue
puissante. Les éclaircies de
douglas sont
parfaitement mécanisables à condition d’opter pour des machines de
bûcheronnage
dotées d’une tête puissante et robuste. On peux voir les machines de
bûcheronnage couper jusqu’à 150 mètre cube par jour. 5.2
Le calcul des volumes
Pour permettre de
cuber les
bois sur pied l’AFOCEL a créé un tarif applicable pour le douglas de
France. Un
tarif de cubage est obtenu à partir de mesures réelles sur un grand
nombre
d’arbres, puis le calcul, par des moyens mathématiques appropriés,
d’une
équation qui représentera le mieux l’ensemble des cubages réalisés. Un
tarif de
cubage doit être accompagné de son domaine de validité. Précisons aussi la
notion de
découpe : la découpe est le diamètre minimum au-delà duquel le
volume
n’est plus compté et auquel le bûcheron découpe le bois cela vari de 18
à 7 cm
de diamètre.
Cubage 6. Les volumes sur pied6.1
Les volumes sur pied en France
Derrière ce terme
général de
production, nous distinguerons trois types de données
statistiques : les
volumes sur pied, la production, les volumes effectivement récoltés. Les volumes sur pied.
Ils sont
donnés bois fort (découpe 7 cm). La France compte plus de 45 millions
de m3 sur
pied. La production annuelle
est de
plus de 4 millions de m3 pour la France entière. 6.2
Les volumes sur pied par région
Le douglas en
Auvergne :
avec une surface de 44 750 Ha en 1995, l’auvergne possède
13,5% de la
surface totale française, ce qui la place au troisième rang. Dans cette
région,
l’épicéa et le sapin tiennent une grande place. Le douglas est arrivé
dans les
années 50. Plus de 97% des plantations ont moins de 40 ans. Le FFN a
largement
contribué à la plantation avec 10 246 ha reboisés dans les 10
dernières
années de son existence. On peut noter que 25% des reboisements on été
faits
sans aide (13 656 Ha). Les volumes sur pied sont de 4,9
millions de M3.
La production annuelle est de l’ordre de 449 400 M3 par an. Le douglas en
Midi-Pyrénées : La région Midi-Pyrénées possède
35 893 Ha de douglas.
Cela la place à la cinquième place nationale. On constate que les
peuplements
de douglas sont très jeunes : 98,7% ont moins de 40 ans. Ici
le douglas
est très loin de couvrir l’ensemble de la région. On le trouve aux
frontières
de l’Aveyron et du Tarn. De 1984 à 1993, la région a reboisé
3 084 Ha avec
l’aide du FFN. Le rapprochement avec la tranche d’age 0-9 ans
(3 666 Ha)
indique que 16% des boisements de douglas se feraient sans l’aide du
FFN. La
région est au 5 rang avec un peu plus de 3,7 millions de M3
sur
pied. On a une forêt qui produit 360 000 M3 par an. Quand à la
récolte
elle est en moyenne de plus de 78 000 M3/an dont 51% de bois
d’industrie.
Quant aux éclaircies, elles seraient assez bien développées, y compris
l’éclaircie une ligne sur 3 pour la première. Le douglas en
Rhône-Alpes : avec ses 41 000 Ha, la région est la
quatrième de France.
On note, malgré quelques plantations âgés,
de 95% des
peuplements ont moins de 40 ans. On peut voir que le douglas est très
présent
dans l’ouest du Rhône, l’est et l’Ouest de la Loire et le Nord de
l’Ardèche.
Mais il est quasi anegnotique
ailleurs. Sur les dix
dernières années, la région Rhône-Alpes a reboisé 5 312 Ha
avec l’aide du
FFN. Comme la tranche d’âge 0-9 ans compte 9 134 Ha. C’est 42%
des
boisements de douglas qui se fermaient sans l’aide FFN. On peut noter
que 96%
du volume est présent dans le Rhône, le Loire et Ardèche. La région est
au
second rang pour les volumes sur pied, ce qui traduit bien une forêt
plus âgée.
Le Rhône devient d’ailleurs le second avec un volume moyen a
l’hectare de 217 M3. on
retrouve la même tendance avec
les récoltes. Sur les quelques 160 000 M3 récoltes en moyenne
chaque année
depuis cinq ans, il n’y en a que 10% en bois d’industrie dont la
récolte
plafonne depuis dix ans. On peut noter que la région est riche en
peuplement
âgés et dans de gros bois.
Douglas du mont du beaujolais Le douglas en
Limousin :
Avec 54 709 Ha, en limousin est la seconde région de France,
juste après
la Bourgogne. La encore la douglaseais
est jeune,
avec 95% des peuplements qui ont moins de 40 ans. Mais il existe
quelques
peuplements âgés, notamment en Corrèze et en Haute Vienne, le bouquet
de vieux
Douglas de bord. Parmi les plus anciens de France. On peut se rendre
compte que
le douglas est omniprésent en Limousin. Les reboisements en douglas se
sont
maintenus à un rythme élevé jusqu'à une époque très récente, et cela
sur les
trois départements. La creuse est particulièrement concernée et c’est
le seul
département de France à avoir la plus grande surface dans la tranche
d’âge 0-4
ans. Au cours des dix dernières années, 9 250 Ha ont été
reboisés en
douglas avec l’aide du FFN. Observons encore que si l’on compare la
surface de
la tranche 0-9 ans à celle de l’aide FFN pour la même période, on peut
en
conclure que 44% des reboisements se feraient sans l’aide du FFN en
région
Limousin, ce qui est très important.
Petit cône de douglas. 7. Economie et
emplois crées par le douglas
Nous
allons voir quelle est la rentabilité que l’on peut avoir sur une
plantation de
douglas. Pour cela, nous avons besoin de connaître d’une part les coûts
de
production, et d’autre part les recettes. 7.1
Coûts de Production
Prenons l’exemple
d’une coupe
rase de taillis et défrichement de celle-ci à la pelle mécanique. Puis
d’une
plantation manuelle de plant A de douglas en 2+3. On compte 3
entretiens
manuels sur les lignes et un regarni de 10% des plants. Par la suite on
effectue un élagage à 2 mètres sur tous les plants (sauf une ligne sur
5). Puis
on l’élague à 6 mètres 300 tiges. A cela s’ajoute les impôts fonciers
que l’on
paye à partir de la 31èms année (on va donc les
payer pendent 20
ans). A cela il faut enlever les subventions (si parcelle de plus de
1Ha)
environ 50% du devis. On peut résumer cela dans un tableau :
Pour faire ce tableau,
je me
suis basé sur le prix qui est pratiqué par les entrepreneurs du
monts du Beaujolais. Si notre terrain est
boisé en
taillis, la coupe du bois va rapporter de l’argent. Le taillis en 2
mètres bord
de route peut se vendre environ 20 à 23 €/S. on dois payer le bûcheron
10 €/S
et le débardeur 5€/S. Il nous reste donc 5€ et sur une parcelle de 1 Ha
on peut
environ retirer 150 stères. 7.2
Recette attendue
Les
recettes sont uniquement celles de la coupe de bois. Nous allons
découper les
ventes de bois en 4 coupes.
La
première éclaircie à l’age de (voir) va produire 3 types de
produits : de
la trituration qui n’est pas payée, les petits billons de sciage (3
€/S) et des
gros billons de sciage à 5 €/S. On peut estimer tirer de la première
éclaircie
un petit revenu d’environ 150 €.
La
deuxième coupe enlève souvent de la petite grume. On en prélève environ
100 M3
par ha. On peux se voir payer 15 €/M3. La coupe rapporte donc 1500 €/Ha.
La
troisième coupe ou l’on prélève environ 100 M3 de bois de taille
moyenne
(environ 0,8 M3 de moyenne) rapporte 30 €/M3. Soit 3000 € par Ha.
La
coupe finale va enlever environ 400 M3
par Ha. Les bois font environ 1,5 M3 de
moyenne. On peut les vendre
environ 53 €/M3. Soit 21 200 € par Ha.
On peut donc conclure
que d’unvestir dans le
douglas à l’heure actuelle rapporte 13,8%
de la somme investie au départ (3750 €) par an. Cela est un placement à
long
terme qui entraîne de nombreux risques comme par exemple les tempêtes,
on bien
encore les incendies. A cela peut s’ajouter un risque de dévaluation
des bois
de douglas comme on la vu sur le sapin c’est 20 dernières années. 7.3
Macro Economie en France autour du Douglas
Aujourd’hui
le douglas est créateur d’emplois en France, mais il est aussi positif
sur la
balance du commerce extérieur.
Le
douglas est créateur d’emplois en France. Pour l’illustré nous allons
prendre
l’exemple de la région du Limousin. Cet échéancier tien compte des
coupes de
douglas jusque’en 2015
et les réactions sur l’emploi
de sylviculteur et sur les exploitations forestières. Création d’emplois dans les forêts Limousines
A ces emplois créés au
stade de
la forêt, il faut ajouter ceux qui seront générés par la première
transformation : Création d’emplois dans les scieries Limousines
On peut donc conclure
en disant
que pour la région du Limousin on aura une création de 750 emplois
d’ici 2015. On
ne prend pas en compte la deuxième transformation qui elle, est bien
plus
demandeuse de main d’oeuvre.
Si
l’on ramène au niveau national, on peut trouver 4 400 emplois
pour 2015. 7.4
La balance du commerce extérieur
Aujourd’hui
le douglas est surtout utilisé dans le bâtiment. Depuis fort longtemps,
la
France est importatrice de sciages résineux : en effet, notre
forêt est à
dominance feuillue, environ les deux tiers en surface et le tiers
restant en
résineux n’est pas toujours très productif, ou d’exploitation
difficile, en
particulier en zone de montagne ou sont situés beaucoup de nos pins,
sapin et
autre épicéas ; pourtant nos besoins en sciages résineux sont
importants,
notamment pour la construction.
Pour redresser la
balance le
douglas présente 2 avantages majeurs : il est très productif
et il a été
beaucoup utilisé dans les boisements de bterres
délaissées, surtout en zone de plaine et de moyenne montagne, là ou les
conditions d’exploitation posent rarement de gros problèmes. Autrement
dit la
production française du douglas, en particulier celle obtenue depuis la
création du FFN en 1946, devrait maintenant arriver très vite sur le
marché. 8. Le bois de Douglas8.1
Caractère général
Les cernes
d’accroissement sont
généralement larges ; elles peuvent dépasser 10 mm, surtout
dans le jeune
âge. La moyenne française se situe actuellement vers 4 mm pour des
arbres âgés
de 30 ans et plus. Les cernes du douglas sont toujours très apparents.
En
effet, la texture est élevée, même avec de forts accroissements, et
varie entre
30 et 45%. Le bois d’été est fréquemment dédoublé. Le duramen, rose
saumoné dans
le bois de printemps et brun orangé dans le bois d’été, se distingue
nettement
de l’aubier jaune brun. Le pourcentage d’aubier varie en fonction de
l’âge des
arbres et de la hauteur. Le pourcentage
d’écorce en
volume est compris selon les classes de diamètre entre 15 et 17% à
hauteur de
1,3 mètre, et diminue jusqu’a environ 13%, vers les 8 m, hauteur vers
laquelle
le pourcentage tend à se stabiliser. La densité, rapport de
la masse
andydrie
d’une pièce de bois sur son volume à l’état
saturé, est de l’ordre de 400 g/dm3. Sur une
mesure moyenne réalisée
à l’usine de Tarascon la densité moyenne est de 425 g/dm3. Le retrait Propriété mécanique du bois
Le
tableau récapitule quelques ordres de grandeur des propriétés
mécaniques du
douglas en comparaison avec d’autres résineux. 8.2
Utilisation du bois
L’utilisation en
charpente est
le principal débouché du douglas, y compris pour les arbres
d’éclaircie. Les
excellentes propriétés mécaniques des bois de douglas, équivalentes ou
supérieures à celles des autres résineux. Enfin le douglas est une
essence qui
se prête bien à la fabrication de charpente lamellé collée.
Sciage de Douglas La bonne durabilité du
bois de
douglas lui offre un débouché important pour les menuiseries
extérieures. Il
est également très apprécié en menuiserie intérieure. Il est également
utilisé
pour faire des bois rond (poteaux EDF, barrière de sécurité). Le contreplaqué est
encore peu
répandu, car les billes de qualité suffisante sont rares (trop de
nœuds). Le bois de première
éclaircie,
comme les sous produits de la première transformation est souvent
utilisé pour
la trituration. Pour ce qui est des qualités papeteries de ce bois
couramment
utilise dans la fabrication des pâtes chimique. 8.3
Exemple de réalisation en douglas
Le
lycée
de Grésivaudan, dans l'Isère, est un bel exemple de construction mixte : la
structure poteaux-poutres
en bois des
2 niveaux supérieurs repose
sur un socle minéral constitué
par le rez-de-chaussée en béton armé. Un équilibre qui facilite la
régulation thermique du bâtiment. Grâce
notamment à une structure compacte et à des matériaux choisis avec soin, le
bâtiment lycée répond aux exigences de Haute Qualité Environnementale
du cahier des charges.
Le
bois permet en particulier de réaliser une
meilleure isolation car il est
facile de renforcer les épaisseurs d'isolant entre les éléments de
structure.
Par la simplicité des solutions mises en ouvre, ce bâtiment rappelle
aussi qu'une
démarche environnementale peut être synonyme d'économies.
Long
de plus
de 57 mètres, le pont de Merle
franchit l'étroite vallée de la Maronne, en Corrèze. Le franchissement
s'opère
par la mise en ouvre de six multibéquilles
d'appui, constituées
chacune de cinq poutres à section en T, et reposant sur des socles en
béton
armé ancrés sur les versants de la vallée. La disposition en double Z
inversé
des béquilles confère une
stabilité dynamique à
la structure. L'ensemble de
l'ouvrage est réalisé en
lamellé-collé de Douglas, recouvert d'une
lasure opaque qui
protège le bois des rayonnements ultraviolets et réduit les échanges
hygrothermiques. Un pont qui réunit deux rives, mais également la
charpenterie
traditionnelle et les techniques les plus récentes.
Exemple
de sciage Le douglas est
originaire de la
côte Ouest de l’Amérique de Nord, il a été introduit en France à partir
de la
moitié du 19ème siècle, mais il s’y est
développé surtout depuis les
années 50 grâce au FFN. Aujourd’hui il couvre 390 000 ha en
majorité dans
le grand Massif Central. Les créations de
peuplements
artificiels sont maintenant bien connues. A l’instar du peuplier chez
les
feuillus. Le douglas réagit fortement à toutes les interventions de
culture ou
de coupe. Le bois de douglas est
aujourd’hui bien reconnu des scieries françaises même s’il n’atteint
pas la
qualité qu’il a dans son aire d’origine. L’une des principales
qualités
est sa grande productivité : c’est sans doute ce qui a fait
son succès
auprès des reboiseurs. Dès son jeune âge, sa croissance est excellente,
et
exprimée en m3/ha/an, sa production est la meilleure des essences
résineuses. BibliographieLe
douglas AFOCEL 1998 Le
douglas en France
AFOCEL
2004 Flore
forestière Française
ENGREF
2001 ![]() ![]()
|
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| Societé Forestière Beaujolaise | pont de very | 69870 Claveisolles | Tel. :06.79.26.98.95 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||